
Inauguré en pleine crise, le navire amiral de la marque de téléphones de luxe Vertu toise depuis un mois le quartier huppé de Ginza à Tokyo.
Des Japonais riches, il en reste, et le président de la marque, Yoichiro Ban, affirme que malgré la conjoncture économique, les japonais « franchissent le pas de la boutique pour réserver ou acheter un téléphone ».
Il a cependant fallu près de sept ans à Vertu avant d’être proposée aux Japonais, une clientèle hyper-exigeante et technophile où les fabricants de portables étrangers n’ont jamais réussi à se frayer une vraie place
Les téléphones Vertu, présentés sous vitrines blindées, saisis avec des gants blancs et briqués à la chamoisine, valent leur pesant de titane, or, platine, ou autre matériau rare.
Le moins onéreux des appareils vendus au Japon se monnaye 670.000 yens (5.400 euros) et la pièce-maîtresse, le “Signature Platina”, quelque 6 millions de yens (48.000 euros).

Le prix de l’abonnement, 52.500 yens (420 euros) par mois… “taxes comprises”, est justifié par la prestation “concierge”, qui permet à chaque “membre du club” de joindre un commis de service 24 heures sur 24, du 1er janvier au 31 décembre, sur simple appui d’une touche, pour obtenir une information, réserver un restaurant, prendre un billet d’avion, ou satisfaire d’autres lubies.
Les précieuses données personnelles des abonnés sont stockées dans un serveur ultra-sécurisé caché 30 mètres sous terre en Grande-Bretagne, dans un bunker qui appartenait à l’armée britannique.
Source: AFP





























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