dubai sand A Dubaï, les ventes du luxe chutent de 45%

Les ventes de produits de luxe à Dubaï ont plongé d’environ 45% depuis le début de la crise, affectées par une forte baisse de la consommation locale comme étrangère.

C’est Tony Jashanmal, directeur du groupe de distribution Jashanmal Group of Companies, qui l’a affirme à l’occasion du sommet du luxe organisé par Reuters.

Il a cependant estimé que le pire de ce marasme, le premier qu’ait connu le secteur depuis 17 ans, était passé.

Mais avec les opérations de déstockage et la baisse des flux touristiques, en provenance de Russie notamment, les effets de la crise devraient perdurer un certain temps, a-t-il précisé.

« Tous les secteurs sont touchés, mais le luxe plus particulièrement« , a précisé Tony Jashanmal.

Le groupe, fondé en 1919 et qui vend aussi bien des livres que des produits pour la maison, détient aussi des licences pour vendre des marques de luxe comme Louis Vuitton, Calvin Klein ou Burberry.

La société avait, comme les autres acteurs du secteur, largement profité ces dernières années du boom économique de l’émirat lié à la flambée des prix du pétrole.

Cette période s’était traduite par une frénésie de consommation de vêtements de grandes marques, arborant si possible de voyants logos, des montres et des voitures de luxe, voire des téléphones mobiles en plaqué or.

Dubaï compte plus de boutiques de marques que de nombreuses capitales d’Europe occidentale, estime Tony Jashanmal, petit-fils du fondateur.

Nombre de ces marques ont vu leurs ventes chuter d’environ 20%, tandis que les noms les moins connus ont accusé des baisses plus importantes, a-t-il dit.

Les ventes dans l’ensemble de la région du Golfe sont, selon lui, en baisse de 15% à 20%.

« Nous avons touché un plus bas », estime-t-il cependant, anticipant une reprise plus rapide de la consommation locale que celle de la clientèle étrangère.

Dubaï, capitale régionale de la mode occidentale, compte plus de 40 centres commerciaux haut de gamme, dont un qualifié de plus important centre commercial du monde.

La distribution compte pour environ un tiers du produit intérieur brut de l’émirat.

« La région va se reprendre plus vite que le reste du monde mais je ne pense pas que nous retrouverons des taux de croissance de 20% ou 30% comme auparavant », estime Tony Jashanmal.

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